La premi�re question
Nous allons consid�rer les fondements de la fois chr�tienne. La premi�re question � laquelle nous sommes confront�s est celle de l'existence de Dieu.
Lisons quelques versets de la Bible. Commen�ons par le Psaume 14:1 de l'Ancien Testament : "L'insens� dit en son coeur :Il n'y a point de Dieu!" Cette phrase peut �galement se traduire par : "L'insens� pense qu'il n'est pas n�cessaire qu'un Dieu existe". Le r�sultat d'une telle assertion est la deuxi�me phrase du m�me verset : "Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables."
Consid�rons aussi un passage du Nouveau Testament. H�breux 11:6 dit : "Car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe."
Trois sortes de gens
Que vous pr�tendiez �tre chr�tien, incroyant ou en qu�te de la v�rit�, nous commencerons notre propos en examinant la question de l'existence m�me de Dieu. Le monde se divise � cet �gard en trois groupes. Le premier se compose des ath�es qui ne croient pas en Dieu. Le deuxi�me comprend les agnostiques : ils n'ont pas de connaissance certaine de la divinit�. D'une part, ils n'osent pas dire qu'il n'y a pas de Dieu, et, d'autre part, ils ne sont pas certains que Dieu existe. La troisi�me cat�gorie, � laquelle nous appartenons, est constitu�e de ceux qui croient en Dieu.
Le juge et le procureur
Je ne tenterai pas ici d'affirmer l'existence de Dieu. Mais je supposerai que nous sommes au tribunal. Je vous demanderai d'�tre vous-m�me le juge et je prendrai la place du procureur. La t�che du juge est de prendre des d�cisions, d'approuver ou de r�futer la v�racit� des d�clarations, alors que le travail du procureur consiste � pr�senter les �vidences et les arguments qu'il aura pu recueillir.
Avant de commencer, nous devons nous mettre d'accord sur un point : le procureur n'est pas un t�moin oculaire des d�lits. Ce n'est pas un gendarme. Un policier peut avoir �t� t�moin d'un �v�nement, alors qu'un procureur n'obtient ses informations qu'indirectement. Il pr�sente au juge l'ensemble des inculpations, des �vidences et des arguments qu'il a pu r�unir. De la m�me mani�re, je vous pr�senterai tout ce que je serai en mesure de trouver. Demandez-moi si j'ai vu Dieu et je vous r�pondrai que non. Je ne fais que vous exposer les �l�ments que j'ai rassembl�s. Mon travail consiste � rechercher des faits et � faire appel � des t�moins. C'est vous qui devrez en tirer les conclusions.
Les qualifications requises
Beaucoup de gens affirment que Dieu n'existe pas. En tant que procureur, je vous demanderai d'abord d'examiner les qualifications de ces personnes. Sont-elles qualifi�es pour �mettre de telles assertions? Sont-elles suffisamment responsable moralement pour soutenir de tells affirmations? Ne vous bornez pas � �couter leurs arguments. N'importe qui peut avancer un argument et �chafauder toute une th�orie. M�me les cambrioleurs et les escrocs ont leurs rasions. Mais vous ne pouvez compter sur leur int�grit�. L'objet de leur argumentation peur para�tre tr�s noble ; ils peuvent parler de politique et de s�curit� sociale, mais nul ne prendra leurs opinions au s�rieux. Une d�claration ne peut �tre prise en consid�ration que dans la mesure o� elle est bas�e sur la parfaite int�grit� de la personne qui l'�met. Et ceci est d'autant plus vrai quand il s'agit de la question relative � la divinit�. Il est int�ressant de noter que le niveau moral des hommes est directement reli� � la conception qu'ils se font de Dieu. Ceux qui admettent leur propre ignorance ont un assez bon niveau de responsabilit� morale qui laisse � d�sirer. Je ne pr�tends pas conna�tre tous ceux qui se disent ath�es. Mais parmi les quelques milliers dont j'ai fait la connaissance, il n'y en a pas un seul qui poss�de une moralit� digne d'�loges.
La moralit� d'un ath�e
Lors d'un rassemblement � l'universit� de Nankin, je fis la d�couverte que les personnes ath�es ont g�n�ralement un niveau de moralit� assez bas. Il y avait l� beaucoup d'�tudiants qui ne croyaient pas en Dieu. Ils furent grandement offens�s par ces paroles. Pendant que je parlais, ils faisaient du bruit avec leurs pieds pour tenter de distraire l'auditoire et moi-m�me. Le lendemain, quand ils revinrent, ils me ridiculis�rent et persist�rent dans leur comportement pendant toute la dur�e de l'expos�. Le quatri�me jour, le docteur Williams, vice-recteur de l'universit�, vint me dire : "Il vaudrait mieux changer le lieu de la r�union. Ce que vous avez dit le premier jour a rendu ces �tudiants furieux contre vous. Aujourd'hui, ils ne vous pas se servir seulement de leurs pieds et de leurs l�vres ; ils en viendront aux mains ! J'ai appris qu'ils vous attendront dans le hall et qu'il vous agresseront d�s que vous appara�trez." Je consentis � l'arrangement et la r�union eut lieu ailleurs. En me dirigeant vers le lieu de rassemblement, je c�toyai les �tudiants et me rendis compte en les entendant converser qu'ils avaient envie de revenir, bien que bon nombre d'entre eux ne soient pas contents de ma conf�rence. L'un d'entre eux fit cette remarque : 'Monsieur Nee a dit que ceux qui n'ont pas de Dieu n'ont pas non plus de sens de responsabilit� morale. C'est tout � fait juste. Car comment est-ce possible qu'une personne moralement correcte puisse taper du pied et s'agiter pendant que quelqu'un fait un discours? Hier, ces gens ont d�rang� la r�union et aujourd'hui, ils viennent se battre. Ce n'est certainement pas ce que ferait une personne honorable. Allons � la r�union, peu importe ce qu'ils ont l'intention de faire."
Un jeune homme dit une fois � un pr�dicateur : "Lorsque j'�tais petit, je croyais fermement en Dieu. Mais maintenant je suis � l'universit�. Je ne peux d�sormais plus croire en lui." Le pr�dicateur, qui avait la cinquantaine, donna une tape amicale sur l'�paule du jeune homme et dit : "Mon fils, tu ne crois plus en Dieu! Laisse-moi te poser une question : Depuis que tu t'es converti � l'ath�isme, es-tu devenu meilleur? Est-ce que tu as �t� aid� � �tre plus noble et plus correct? Ou est-ce que c'est l'inverse qui s'est produit?" Ce jeune eut honte. Il admit que depuis qu'il avait reni� Dieu, il avait d�gringol� moralement. Le pr�dicateur ajouta : "J'ai bien peur qu'en pr�tendant que Dieu n'existe pas, tu ne fasses qu'esp�rer qu'il n'existe pas !"
Ne jugez pas
selon ce que vous esp�rezBeaucoup de gens ne sont pas vraiment convaincus que Dieu n'existe pas ; ils ne font que l'esp�rer. Il vaudrait mieux selon eux qu'il n'y ait pas de Dieu dans l'univers. Cela les arrangerait pour de nombreuses raisons.
Je faisais partie de ces gens-l�. Lorsque j'�tais �tudiant, je pr�tendais aussi que Dieu n'existait pas. Alors que je le proclamais haut et fort, il semblait cependant que quelqu'un protestait au-dedans de moi. Je savais profond�ment en mon coeur que Dieu existait. Mais mes l�vres refusaient de l'admettre. Pourquoi donc? Pour avoir l'excuse de p�cher. En d�clarant la non-existence de Dieu, je pouvais ainsi me rendre � des endroits o� r�gnait le p�ch�. Je devenais hardi pour p�cher. Quand vous croyez en Dieu, il y a certaines choses que vous n'osez faire. Lorsque vous rejetez Dieu, vous vous sentez libre de commettre les pries p�ch�s sans la moindre crainte. Si, tout en rejetant l'existence de Dieu, vous esp�rez sinc�rement �lever votre niveau moral, alors vos arguments sont encore plausibles. Mais, en fait, en pr�tendant que Dieu n'existe pas, l'homme se cr�e une excuse pour pratiquer l'injustice, l'immoralit� et le d�r�glement. Pour cette raison-l�, leur argumentation n'est pas digne d'�tre prise en consid�ration. La question que l'on dit poser maintenant est la suivante : "�tes-vous qualifi� pour pr�tendre que Dieu n'existe pas?" Si ce que quelqu'un esp�re lui set d'�chappatoire � la justice, il a alors d�j� perdu son proc�s !
L'homme est-il au-dessus de tout?
Un jeune homme vint un jour me trouver et me dit : "Je ne crois pas en Dieu. L'homme est au-dessus de tout. IL est la plus noble de toutes les cr�atures. Il n'y a pas de Dieu en dehors de l'homme !"
Nous �tions assis l'un en face de l'autre. Apr�s avoir �cout� ce qu'il avait � dire, je me levai, allai � l'autre bout de la pi�ce et m'inclinai. Je me mis ensuite � le regarder fixement et lui dit : "Vous �tes vraiment grand !" Puis j'allai � l'autre bout de la pi�ce et le consid�rai sous un autre angle. "C'est juste" lui dis-je d�lib�r�ment, "vous �tes grand ! Dans la province de Kiangsu, il y en a trente millions comme vous. Et il y en a au moins cent trente millions en Chine. Et imaginez-vous, le monde ne contient que six milliards de personnes comme vous. Savez-vous qu'une inondation s'est produite dans le sud il y a quelques jours? Les digues se sont bris�es. Toute la population de Hsing Hwa, soit plus de deux cent mille personnes, s'est pr�cipit�e vers les digues, paniqu�es, apportant de la terre pour renforcer la berge. Et le travail de r�paration se poursuit toujours."
"Supposons que l'on puisse recruter le monde entier pour creuse un trou dans le soleil. Chaque habitant serait cens� emporter de l'int�rieur l'�quivalent d'un chargement. En admettant que personne ne soit consum�, pensez-vous qu'ils puissent accomplir l'ouvrage? D'autre part, m�me si toute la population mondiale se retrouvait dans ce trou, il seraient incapables de le remplir. Et ce n'est pas tout. S'il �tait possible de �tre plusieurs fois la plan�te terre dans le soleil, on verrait qu'en secouant ce dernier, il y aurait encore beaucoup de bide � l'int�rieur. Dites-moi maintenant combien de syst�mes solaires il y a dans l'univers. Savez-vous que leur nombre est illimit�?"
Quelles sont les dimensions
de l'univers?Je dis ensuite au jeune homme "Et vous voil� ! Vous n'avez pas m�me fait le tour du monde et vous vous consid�rez comme �tant plus grand que l'univers. Laissez-moi vous demander ceci : Connaissez-vous les dimensions de l'univers? Prenez la lumi�re comme exemple; sa vitesse est de 300 000 km � la seconde. Calculez la distance qui existe entre deux objets �loign�s l'un de l'autre d'une ann�e-lumi�re. Il existe des �toiles dont la lumi�re met 3 000 ans pour parvenir jusqu'� nous. Calculez la distance qui nous en s�pare! Et vous pensez �tre si grand!" J'aimerais, par cons�quent, conseiller � tous les ath�es et � tous les jeunes savants qui se consid�rent comme tels, d'admettre l'incomp�tence de l'homme, non seulement moralement, mais �galement intellectuellement.
L'homme peut-il franchir
les limites du temps et de l'espace?Lorsque je me trouvais en ce temps-l� � Kaifeng, je rencontrai un autre de ces jeunes et vaillants ath�es. Je me dirigeai vers lui et lui tapotai l'�paule en disant : "J'ai vu Dieu aujourd'hui!" Il me regarda curieusement et me demanda des explications. Je lui dis : "Vous �tes Dieu! Si vous savez que Dieu n'existe pas, alors vous devez vous-m�me �tre Dieu." Il voulut des pr�cisions. "Puisque vous �tes convaincu de la non-existence de Dieu--lui dis-je--vous avez d� parcourir la terre enti�re. Si Dieu n'est point � Shanghai, il se peut qu'il soit encore � Nanking. Vous �tes donc all� aux deux endroits. Et ce n'est pas tout. Vous �tes aussi all� � Tientsin et � P�kin. Vous ne pouvez tirer pareille conclusion simplement par le fait que vous soyez en Chine. Ainsi donc, vous avez d� faire le tour du monde. Car nul ne peut savoir si Dieu ne se cache pas au P�le Nord ou au P�le Sud, dans une for�t ou dans un d�sert. Il vous a donc fallu �galement passer au peigne fin toutes ces r�gions! Et pour que votre conclusion soit raisonnable, vous avez d� voyager dans l'espace, jusqu'� la lune, le soleil et aussi parcourir d'autres galaxies."
"Du plus, vous savez que Dieu n'est pas � Shanghai aujourd'hui. Mais y �tait-il hier, l'ann�e pass�e, il y a mille ans? Tr�s bien! Vous devez donc �tre quelqu'un d'�ternel, qui a une connaissance absolue du pass� et de l'avenir. Vous devez �tre une personne hors temps et hors espace. Vous devez �tre omni-pr�sent et tout-puissant. Qui d'autre pouvez-vous �tre sinon Dieu lui-m�me?"
L'�vidence
Certains vont m'arr�ter tout de suite en disant : "Personne ne peut s prononcer d'une mani�re certaine sur l'existence de Dieu." Eh bien, si vous ne pouvez pas donner de conclusion, j'appellerai des t�moins qui seront dignes de foi, qui vous pr�senteront des arguments et qui vous prouveront l'existence de Dieu. Je vous r�p�te que vous �tes le juge, et que je suis le procureur. Je vous pr�sente simplement les �vidences, et c'est � vous de juger si c'est la v�rit�.
L'univers
Tout d'abord, consid�rez la nature, le monde qui s'offre � vos yeux et tous les ph�nom�nes qui s'y passent. Nous savons tous ce qu'est la connaissance scientifique. C'est l'explication rationnelle de ph�nom�nes naturels. Par exemple, on observe une chute de temp�rature chez un patient. La chute de temp�rature est un ph�nom�ne, et l'explication de ce ph�nom�ne constitue une connaissance scientifique. Lorsqu'une pomme tombe d'un arbre, c'est un ph�nom�ne. Pourquoi la pomme ne s'envole-t-elle pas dans les airs? L'explication constitue la connaissance. Ainsi, un homme de connaissance est quelqu'un qui est � m�me de donner les bonnes explications.
Il n'y a que deux explications
L'univers est constitu� d'innombrables objets ayant des formes, des natures et des couleurs diverses. La connaissance, c'est l'explication de leurs m�canismes et de leurs interactions. Toute personne r�fl�chie se voit confront�e � deux seules explications possibles de l'origine de l'univers. Vous devez opter pour l'une des deux solutions.
La premi�re dit que l'univers est le r�sultat d'une �volution naturelle et d'influences r�ciproques. La seconde attribue son origine � un �tre personnifi�, dot� d'une intelligence et d'une intention. Ce sont les deux seules explications qu'ont donn�es tous les philosophes du monde. Il n'en existe pas de troisi�me.
D'o� vient l'univers? Ou bien est-ce Celui dont nous tirons le concept de Dieu qui en est l'architecte? Vous devez r�fl�chir � cela, puis prendre une d�cision. Tout ce qui existe par hasard comporte certaines caract�ristiques. Je vous sugg�re de faire une liste de ces derni�res d'une mani�re d�taill�e, pour comparer ensuite tous les ph�nom�nes de l'univers aux �l�ments de votre liste. Parall�lement, dressez une autre liste des caract�ristiques qui, selon vous, seraient celles d'un univers cr�� par un �tre intelligent. Il sera d�s lors facile, par une simple comparaison de la Nature avec vos deux listes, d'arriver � une conclusion raisonnable.
�v�nements dus au hasard
Quelles sont les caract�ristiques des choses qui r�sultent du hasard? Nous savons qu'elles sont premi�rement d�sorganis�es. Elles ne peuvent �tre int�gr�es que de fa�on partielle. Il est impossible qu'elles soient organis�es de mani�re parfaite. On constate ensuite que les r�sultats obtenus ne sont pas constants. Par exemple, si je lance cette chaise � l'autre bout de la salle, il se peut qu'elle trouve une position tr�s pr�cise dans l'angle de la pi�ce. Si je r�p�te cet acte avec une deuxi�me chaise, il est possible qu'elle arrive exactement � cot� de la premi�re. Mais cela ne va pas se reproduire avec la troisi�me, la quatri�me et les suivantes. Le hasard ne produit donc qu'une organisation partielle. Il ne garantit jamais une int�gration totale. De plus, aucune interaction fortuite n'a de but, ni d'objectif. Ces interactions n'ont ni structures, ni formes, ni constance, et elles ne sont pas dirig�es vers un but significatif. Nous pouvons dire, en r�sum�, que les caract�ristiques des �v�nements impr�vus sont la disharmonie, l'irr�gularit�, l'inconstance, l'absence de dessein et l'insignifiance. Nous �crirons ces cinq caract�ristiques sur notre liste.
R�gularit� et organisation
Comparons maintenant les objets de l'univers � ces caract�ristiques. Prenons l'�tre humain comme exemple. Il est con�u dans le sein maternel pendant une p�riode de neuf mois, il na�t, il grandit, puis il meurt. Ce cycle se r�p�te pour chaque individu. On y observe la r�gularit�, et non le jeu sauvage du hasard. Consid�rez de nouveau le soleil au-dessus de votre t�te. Il n'existe pas l� par hasard, mais il a sa fonction. Observez la lune, les �toiles et les myriades de galaxies � l'aide d'un t�lescope. Toutes suivent un cours et un plan bien d�termin�s. Elles sont toutes soumises � une organisation. On peut calculer et pr�voir leur trac�. Le calendrier que vous utilisez en est d'ailleurs d�riv�. Tout cela montre que l'univers est r�gi selon un ordre, avec r�gularit� et dans un but.
Les micro-organismes
Tournons-nous maintenant vers le monde microscopique. Prenez une particule de bois et observez sa structure au microscope : tout est m�ticuleusement r�gulier et harmonieux. Consid�rez un brin d'herbe, un p�tale de fleur, tout est �labor� si d�licatement ! Il n'y a ni d�sordre ni confusion. Chaque chose a une norme et une fonction. Tout cela nous t�moigne d'un fait : l'univers n'est pas sans but, ni d�pourvu de signification. Pouvez-vous dire que tout est arriv� par hasard ? Certainement pas !
L'univers est occup�
Un jour, je pr�chais l'�vangile avec un de mes collaborateurs dans un village. Sur le chemin du retour, nous �tions extr�mement assoiff�s. Nous ne pouvions trouver nulle part une auberge ou une fontaine pour �tancher notre soif. Toute la r�gion �tait inhabit�e. Apr�s avoir march� pendant un certain temps, nous pass�mes � cot� d'une petite maison au toit de chaume. Nous nous d�p�ch�mes de l'atteindre. Apr�s avoir frapp� � la porte, nous attend�mes quelques instants. Personne ne r�pondit. Pensant qu'elle �tait inhabit�e, nous ouvr�mes la porte et p�n�tr�mes � l'int�rieur. Le sol �tait balay�. Dans une des pi�ces, il y avait un lit soigneusement fait, et sur la table une th�i�re qui contenait du th� encore chaud. Je me dis : "Quelqu'un habite certainement ici. L'ordre prouve que cet endroit est habit�. Nous n'avons pas le droit de boire ce th� ; nous devons sortir imm�diatement, sans quoi on nous prendra pour des voleurs." Nous sort�mes et attend�mes que le propri�taire revienne.
En observant l'ordre qui r�gnait dans la maison, nous en avions d"duit que quelqu'un devait y habiter, m�me si nous ne l'avions pas vu. De m�me, bien que nous ne puissions voir Dieu, nous savons qu'il existe, � cause de l'ordre qui r�gne dans tout l'univers. Chaque ph�nom�ne naturel est si �quilibr�, organis�, plein de sens et fonctionnel, qu'il m'est impossible de croire que le hasard soit � l'origine de tout. La Bible d�clare : "L'insens� dit en son coeur : Il n'y a point de Dieu !" Seules les personnes insens�es peuvent dire dans leur coeur qu'il n'y a pas de Dieu.
Hasard ou dessein?
L'univers doit avoir �t� cr�� par un �tre dou� d'une sagesse profonde, d'une vaste connaissance et d'un dessein �lev�. Si vous ne pouvez pas accepter le concept d'un univers form� par le hasard, vous devez admettre qu'il a �t� cr�� par un tel Dieu. Il ne peut y avoir de troisi�me explication. A vous de choisir entre ces deux possibilit�s.
Le d�sir et son objet
La pr�sence d'un seul t�moin n'est peut-�tre pas suffisante. J'en ferai venir un autre. Avant cela, il nous faut encore observer un fait : s'il y a d�sir, il doit d'abord y avoir un objet de d�sir. Prenons pour exemple l'orphelin qui n'a jamais vu son p�re. Il est anim� d'un d�sir naturel de recevoir un amour paternel. J'ai interrog� des gens qui �taient orphelins, et tous ressentaient ce profond besoin r�pressible. Nous voyons par l� que tout d�sir venant du coeur provient d'un objet dans le monde.
Nous autres �tres humains ressentons le besoin d'appartenir � une soci�t�. Nous avons besoin de compagnie, de r�ciprocit�. Si vous mettez un enfant sur une �le d�serte et qu'il y grandisse seul, quand bien m�me il ne verra jamais un seul �tre humain, il soupirera apr�s des compagnons, des �tres semblables � lui. Ce profond d�sir est la preuve m�me que quelque part, dans le monde, il y a quelque chose que l'on appelle "l'homme". A un certain �ge, l'homme commencera � penser � sa post�rit� ; il commencera � d�sirer avoir des enfants, puis des petits-enfants. Ce n'est pas une simple fantaisie. Ce d�sir vient de l'existence d'une descendance ou de la possibilit� que celle-ci soit suscit�e.
Dieu est dans le coeur
Avons-nous d'autres d�sirs que celui d'avoir une identit� sociale ou d'assurer notre propre descendance? Quel autre d�sir ardent nous anime? Profond�ment, en chacun, il y a une soif de Dieu. Vous observerez que toutes les races, qu'elles soient hautement civilis�es, dans les pays industrialis�s, ou qu'il s'agisse d'aborig�nes et de cannibales, dans la jungle, toutes ont en commun un d�sir ardent--Dieu. L'homme, simplement parce qu'il est homme, a une soif de Dieu. C'est l� un fait. Vous ne pouvez le contredire. Tous recherchent Dieu. Chaque homme d�sir ardemment un �tre divin. C'est tr�s clair.
Si l'on applique le principe qui vient d'�tre mentionn�, nous verrons qu'�tant donn� que notre coeur ressent le besoin d'un Dieu, il doit n�cessairement y avoir un Dieu dans l'univers. Comme ce besoin de Dieu est dans le coeur, Dieu doit exister dans cet univers. Si Dieu n'existait pas, vous n'auriez jamais pareil d�sir dans votre coeur. Nous avons tous un "app�tit" pour Dieu. Il est impossible de vivre s'il y a de l'app�tit pour de la nourriture sans qu'il ait de nourriture. Il est de m�me impossible de vivre s'il y a en nous un d�sir pour Dieu, mais que Dieu n'existe pas.
N'avez-vous jamais pens� � Dieu?
Un ath�e me reprit un jour tr�s durement, en disant : "Vous avez dit que l'homme a un besoin psychologique de Dieu. Mais ce n'est pas vrai ; moi, je n'y crois pas !" Je r�pondis : "Tr�s bien ! Voulez-vous dire par l� que vous n'avez jamais pens� � Dieu? En fait, vous pensiez � lui pendant que vous parliez. Cela prouve qu'il y a en vous un potentiel pour Dieu. Il n'existe personne qui n'ait jamais pens� � Dieu. L'homme peut essayer de ne pas trop pr�ter attention � lui. C'est tout ce au'il peut faire. Puisqu'il y a en vous cette pens�e, l'objet doit exister � l'ext�rieur de vous."
Les paroles et le coeur
Un jour, un jeune homme s'approcha de moi, rempli d'arguments contre Dieu. Il mentionna diff�rents raisons selon lesquelles Dieu ne pouvait exister. Je l'�coutai tranquillement, puis je lui dis : "Malgr� votre insistance � pr�tendre que Dieu n'existe pas, et tous vos arguments � l'appui, vous avez d�j� perdu votre proc�s." Je poursuivis en expliquant : "Vous pouvez dire tout ce que vous voulez pour affirmer que Dieu n'existe pas, mais votre coeur est de mon cot�." Il dut reconna�tre qu'il en �tait ainsi. On peut, en effet, donner toutes sortes de raisons avec la t�te, mais il y a une fois dans le coeur qu'aucun argument ne peut vaincre. Une personne obstin�e peut avancer mille et une raisons, mais vous pouvez avoir la hardiesse de lui dire : "Vous savez tr�s bien en votre coeur qu'il y a un Dieu. Pourquoi se donner tant de mal � chercher des preuves contraires?"
Crier � Dieu dans la tourmente
Un missionnaire, en Am�rique du Sud, vit une fois un homme qui s'adressait � une foule � ciel ouvert, dans une for�t. Cet homme niait avec virulence l'existence de Dieu. Il �grena avec enthousiasme plus de dix raisons de la non-existence de Dieu. Il termina son discours par cette question : "Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui voudrait faire objection? Qu'il vienne ici !"
Il y eut un moment de silence. Le missionnaire pensa qu'il devait dire quelque chose. Il se leva et dit � la foule : "Mes amis, je ne puis avancer autant d'arguments. Je vous donnerai simplement des faits. Hier, je me promenais le long de ce grand fleuve, qui, comme vous le savez, coule tr�s rapidement et se dirige vers de grandes et terribles chutes d'eau. Je me trouvais donc sur la rive quand j'entendis un homme crier au secours. Je l'entendis distinctement crier : "O Dieu ! Sauve-moi !" Je me pr�cipitai � l'endroit d'o� venait la voix et trouvai un homme au milieu de fleuve, qui �tait emport� vers les chutes. Sans h�siter, je sautai dans l'eau. Le courant �tait rapide et je me d�battais p�niblement pour ne pas �tre emport�. Apr�s une lutte acharn�e, je r�ussis � tra�ner l'homme sur la rive. Savez-vous qui �tait cet homme ? Permettez-moi de vous le pr�senter." A ces paroles, il pointa du doigt l'homme qui venait de discourir. "Celui qui faisait hier appel � Dieu", dit-il en concluant, "est le m�me qui nie aujourd'hui l'existence de Dieu. C'est ce que vous appelez un ath�e !"
Tous les probl�mes viennent de l'int�rieur. Quand un homme se trouve tout pr�s de la mort, il crie � Dieu. Le lendemain, quand il est hors de danger, il se met � argumenter et il renie Dieu. Dans notre coeur, nous savons tous qu'il y a un Dieu ; il n'y a aucune question Nous le savons, parce qu'il y a en nous un potentiel pour Dieu.
La pri�re est-elle exauc�e?
Nous devrions consid�rer non seulement les ph�nom�nes objectifs mais �galement nos propres exp�riences, qui sont de nature subjective. Nous savons que Dieu exauce les pri�res. Un jour, je m'adressai � quelqu'un qui niait �nergiquement l'existence de Dieu. Je lui dis de ne pas �tre trop hardi ou trop pr�somptueux. Depuis que l'homme existe, d'innombrables personnes ont pri� Dieu, que ce soit dans la chr�tient� ou en dehors. Est-ce que quelqu'un peut prouver qu'il n'y ait jamais eu une seule pri�re exauc�e ? Avez-vous tellement de hardiesse pour balayer en un tournemain la validit� de toutes les r�ponses aux pri�res ? Permettez-moi de vous dire que non seulement il y a eu des r�ponses, mais que celles-ci ont �t� s�res et pr�cises. Je pourrais vous donner de nombreux exemples, bien qu'un seul suffise � prouver que Dieu existe. Personnellement, j'ai obtenu deux � trois mille r�ponses � mes pri�res. Est-il concevable de les consid�rer toutes comme de simples co�ncidences ? Beaucoup d'autres personnes ont vu leurs pri�res exauc�es. Doit-on y voir �galement une co�ncidence ?
Alors qu'il faisait la travers�e de l'Atlantique en bateau, un pr�dicateur fut surpris soudainement par une brume �paisse. Le navire ne put plus avance et dut jeter l'ancre en plein milieu de l'oc�an. L'homme s'approcha du capitaine et luis dit : "Vous devez repartir ; il est pr�vu que je pr�che � Londres mardi." Le capitaine r�pondit : "Ne voyez-vous pas ce brouillard �pais ? Il est impossible que le navire reparte. Si vous pouvez prier pour que la brume se dissipe, je l�verai l'ancre." Le pr�dicateur reprit : "Partez sur le champ. Levez l'ancre ! Je m'en vais prier � l'instant. Il n'y a pas de temps � perdre." Il se mit � genoux. Quand l'ancre fut lev�e, le brouillard avait disparu. Le bateau put arriver � l'heure. Est-ce l� une simple co�ncidence ?
Le vrai Dieu r�pond aux pri�res
Je me rendis un jour dans un village pour y pr�cher avec quelques fr�res. On pouvait y entendre beaucoup de gens dire : "Notre dieu est tr�s puissant ; il s'appelle Dah-Wang (ce qui signifie : 'Grande Roi'). Nous organisons, une fois l'an, une procession en son honneur, et depuis de nombreuses ann�es le beau temps est toujours de la partie ce jour-l�." Pouss� par Dieu, l'un de nous dit : "Demain, lors de la procession, il pleuvra certainement." Le lendemain, depuis neuf heures du matin, il pleuvait � verse. La parade fut renvoy�e. Et apr�s de longues discussions, il fut annonc�, suite � un calcul minutieux, qu'on s'�tait tromp� de jour ; ce n'�tait pas le onze, mais le quatorze du mois que la procession devait avoir lieu. Nous avons alors hardiment d�clar� qu'il pleuvrait de nouveau le quatorze. Le jour vint et il ne plut pas. Sans h�siter, les gens se mirent � porter la statue de Dah-Wang pour la procession. Les porteurs gliss�rent sur le chemin plus d'une fois et Dah-Wang tomba et se brisa en mille morceaux. Est-ce l� encore une simple co�ncidence?
Il existe d'innombrables incidents de la m�me nature. Ceux-ci ne constituent qu'une toute petite partie de l'exp�rience chr�tienne. S'il �tait possible de noter toutes les pri�res exauc�es, nul ne sait quelle �paisseur aurait le livre qui les contiendrait. Les r�ponses aux pri�res sont une forte preuve de l'existence de Dieu.
Un jour, nous nous tiendrons tous devant lui. Tout ce qui nous concerne sera manifest� en pleine lumi�re. En ce jour-l�, tous conna�tront Dieu. Mais c'est aujourd'hui qu'il faut nous y pr�parer.
Le merveilleux message de la Bible, c'est que Dieu d�sir se faire conna�tre � nous : "Car Dieu a tant aim� le monde qu'il a donn� son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne p�risse point, mais qu'il ait la vie �ternelle" (Jean 3:16). J�sus-Christ est "le chemin, la v�rit� et la vie" (Jean 14:6). Il est celui qui nous conduit au P�re et nous permet de conna�tre le Dieu vivant.
Nous vous recommandons vivement la lecture de la brochure "Dieu s'est fait homme".
Article tiré de The Normal Christian Faith publié par The Hong Kong Church Book Room.
Mis en ligne par l'�quipe Eglise de Maison.com Nous aimerions lire vos commentaires : cliquez ici