LES DIFFÉRENT TYPES DE RÉUNIONS

Références bibliques : Actes 2:14, 40-42; 1 Corinthiens 10:16-17,21; 11:20, 23-26; 14:26-36; Matthieu 18:19-20

Dans le précédent message, nous avons couvert les principes qui gouvernent les réunions. Dans ce message, nous allons couvrir la pratique des réunions. Selon la Bible, il y a généralement cinq types de réunions – la réunion d'évangélisation, la réunion de la fraction du pain, la réunion de prière, la réunion pour l'exercice des dons et les réunions pour la prédication de la Parole. La Bible nous parle de ses cinq types de réunions pratiquées au temps des apôtres. Aujourd'hui, si l'église veut être solide, elle doit pratiquer ces cinq types de réunions. Nous devons savoir quelle est la bonne façon de se réunir pour chacun des types de réunions. Si nous les pratiquons correctement, nous en recevrons le fruit.

I. LA RÉUNION D'ÉVANGELISATION

Dans les quatre évangiles, les actes et le début de l'histoire de l'église, la réunion d'évangélisation a toujours été une réunion très importante. Après que l'église ait commencé à se dégrader, vers le troisième et le quatrième siècle, la réunion d'évangélisation a graduellement perdu sa place et a été remplacée par des réunions d'enseignement. En vu de redonner de la solidité à l'église, nous devons restaurer les réunions d'évangélisation à leur place.

L'église existe sur la terre non seulement dans le but de se construire elle-même mais aussi afin que d'autres puissent connaître Christ. Pour ce qui concerne l'édification de l'église, le don de l'évangéliste peut être relégué à la dernière place. Cependant, dès que l'église commence à se répandre, le don de l'évangéliste devient le premier don. Le voyage de Philippe vers la Samarie dans le livre des actes au chapitre 8 en est une preuve solide. Dieu envoie d'abord des évangélistes pour gagner les gens, pour les amener à Lui grâce à leurs dons. Nous devons changer notre vieille habitude, l'habitude de se réunir uniquement pour écouter des messages. Au lieu de cela, nous devrions prêter plus d'attention aux réunions d'évangélisation.

Si un frère apprend à participer à la prédication de l'évangile immédiatement après qu'il ait cru au Seigneur, il ne prendra pas l'habitude de s'asseoir sur les bancs et d'écouter les messages. A la place, il prendra l'habitude de prêcher l'évangile. Dans la réunion d'évangélisation, tout le monde doit participer activement dans le travail ; personne ne devrait s'asseoir passivement pour écouter le message sans se préoccuper du salut des autres.

La réunion d'évangélisation est un moment où toute l'église est mobilisée. Chaque frère et chaque soeur a sa responsabilité. Chacun devrait prier abondamment avant la réunion. Les frères qui sont les plus avancés dans la vie et qui ont le plus de dons peuvent servir comme dispensateurs de l'évangile. Les autres saints devraient prier à l'unisson pour les frères qui parlent afin que ses derniers puissent diffuser l'évangile avec puissance. Il est possible que deux ou trois frères prennent la parole au cours d'une réunion. Mais n'essayez pas d'avoir plus de trois prédicateurs. Quand il y a un trop grand nombre de prédicateurs, l'audience devient confuse.

Dans quelle attitude un frère ou une soeur doit-il venir à la réunion ?

Premièrement, il doit être clair pour chaque frère et soeur que le message d'évangélisation n'est pas pour eux mais pour les non croyants. Cela semble simple. Mais de nombreux frères et soeurs qui participent à la réunion d'évangélisation oublient que le frère qui témoigne n'est pas en train de leur témoigner mais qu'il témoigne aux non croyants. Ne venez jamais comme spectateur, et ne venez jamais aux réunions avec un esprit froid ou qui n'est pas prêt à coopérer. Nous ne devons pas nous inquiéter de savoir si le message est bon ou mauvais. Notre but est de sauver les non croyants et de coopérer dans le déroulement de la réunion.

Deuxièmement, si c'est possible, tous les frères et soeurs devraient venir à cette réunion. Ne pensez pas que puisque vous êtes sauvés vous n'avez plus besoin de venir aux réunions d'évangélisation. C'est vrai que vous êtes sauvé. Mais il y a des choses que vous pouvez faire dans la réunion d'évangélisation. Vous devriez aller à la réunion non pas pour écouter mais pour travailler. Personne ne devrait être fainéant pendant la réunion d'évangélisation. Certains frères et soeurs disent, « Je comprends déjà toutes ces choses au sujet de l'évangile. Je n'ai pas besoin de venir à ce genre de réunion. » Mais venir à une réunion d'évangélisation n'a rien à voir avec le fait que vous compreniez ou non l'évangile. Vous comprenez déjà tout ce qui concerne la réunion de la fraction du pain. Pourquoi y allez-vous toujours ? Vous devez aller à la réunion d'évangélisation parce que vous êtes indispensable à son bon fonctionnement. Vous devez y aller parce que vous avez un rôle à y jouer.

Troisièmement, chaque fois qu'il y a une réunion d'évangélisation, vous devez y faire venir des non croyants. Donnez des invitations à vos amis et à vos proches. Invitez les quelques jours en avances ou une à deux semaines avant la date prévue pour la réunion. Quelques fois le Seigneur vous montrera de la grâce et vous serez accompagné de dix à vingt personne à la réunion. Si vous êtes accompagné d'autant de personnes, demandez aux autres de vous aider à vous occuper d'eux. Occupez vous de trois ou quatre personnes vous même et demandez aux frères et soeurs de s'occuper des autres invités. Vous ne devriez pas amener quelqu'un à la réunion et qu'il ne soit pas correctement suivi.

N'arrivez pas à la réunion d'évangélisation à la dernière minute. Toutes les personnes qui assistent à la réunion d'évangélisation doivent être prêts bien en avance. Dites clairement à ceux que vous invitez l'emplacement où vous les attendrez. Peut être que vous devriez aller les chercher chez eux et les conduire à la réunion. Donnez vous toujours un peu de marge dans votre gestion du temps. Evitez les situations où la réunion a commencé et que votre ami n'est pas arrivé.

Quatrièmement, après avoir amené un ami à la réunion, accompagnez le pendant la réunion.

A. S'asseoir à côté de lui

Un non-croyant ne sait pas où s'asseoir quand il entre dans la salle de la réunion. Vous devez lui indiquez là où il devrait s'asseoir. Si les organisateurs ont déjà prévu la disposition des sièges, vous devez coopérer avec eux. Si vous amené quelqu'un à la réunion, vous devez vous asseoir à côté de lui. Si vous amené deux personnes, asseyez vous entre les deux. Si vous amenez trois ou quatre personnes, placez jusqu'à deux personnes à chacun de vos côtés. Ne vous occupez pas de plus de quatre personnes ; vous serez déjà suffisamment occupé avec quatre. Si vous amenez plus de quatre personnes, demandez aux autres frères et soeurs de s'en occuper. Ne placez pas plus de deux personnes à chacun de vos côtés. La façon dont les gens sont placés est très importante. Pendant la réunion, nous devons être assis parmi les invités.

B. Chercher les versets et les chants,
Expliquer les termes

Il y a de nombreuses choses à faire lorsque l'on est assis à côté de nos amis d'évangile. Vous devez les aider à trouver les versets quand les écritures sont citées dans un message. Si le prédicateur mentionne un mot ou un terme qui demande une explication, vous devez l'expliquer à votre ami de façon discrète. Vous devez compléter ce que le prédicateur omet. Votre voix ne doit pas être bruyante. Parler doucement mais clairement. Un jour, un frère prêchait l'évangile à une grande audience. Il a commencé en disant, « Vous connaissez tous l'histoire des Israélites sortant d'Egypte. » Cela nous montre qu'il est important que le prédicateur évite les mots que les non-croyants ne peuvent pas comprendre. Cependant, les frères et les soeurs qui sont assis dans l'audience doivent aider à compenser ces défauts. Si ils se trouvent dans cette situation, ils devraient immédiatement expliquer à leurs amis d'évangile, de façon très simple, que les Israélites sont des juifs, que l'Egypte est un pays, et que les Israélites étaient esclaves en Egypte, mais que plus tard, ils sont sortis d'Egypte. Expliquez ces choses à vos amis de façon très simple.

Vous devez aussi recherchez les chants pour vos amis. De nombreux chants ont des refrains à répéter. Vous devez aidez vos amis à suivre le chant et à chanter les refrains.

C. Faire attention aux réactions
de vos amis et prier pour eux

Vous devez intercéder devant le Seigneur vis à vis de la réaction de vos amis. Si vous sentez que la réaction de celui qui est assis à vos côtés pendant le prêche n'est pas positive, vous pouvez prier en secret en disant « Seigneur, adoucis son coeur. » Si vous sentez qu'il est fier, vous pouvez prier « Seigneur, brise sa fierté. » Le succès d'une réunion d'évangélisation de l'église dépend des dispositions de tous les frères et soeurs. Si tous les frères et soeurs sont présents à la réunion d'évangélisation et si tous participent ensemble au travail, il y aura un chemin d'ouvert pour la diffusion de l'évangile. Vous devez faire attention aux nouveaux et observez leur réaction par rapport au message. Il y a ceux que vous avez invités à la réunion ; vous connaissez leur disposition. Vos yeux doivent être fixé sur eux, et vous devez prier pour eux en disant « Seigneur, touche son coeur et aide le à comprendre. Seigneur, approche toi de lui. Dissipe sa fierté afin qu'il puisse entendre et recevoir ta parole. » Parfois, vous aurez l'impression que les frères sur le podium devraient aborder certains sujets. Vous pouvez prier « Seigneur, permet que le frère aborde ces mots qui vont répondre au besoin de cet homme. » A nombreuses reprises, le frère sur le podium va aborder ces mots pour lesquels vous aurez prié, comme s'il avait entendu votre requête. Il est important que vous preniez soin de ceux qui sont à vos côtés en priant pour eux.

D. Aidez les à recevoir le Seigneur

Lorsque vous sentez qu'ils ont été touché par le message, vous devez les aider à recevoir le Seigneur. Vous devez faire pénétrer la parole du Seigneur dans leur coeur par la prière. Vous devez leur apporter la parole de Dieu et capturer leur coeur par la prière, en disant « Seigneur, fais le entendre cette parole. Seigneur, permet que cette parole le touche fortement. Seigneur, fais rayonner cette parole afin qu'il puisse voir. »

Quand le prédicateur commence à « remonter le filet », c'est à dire sonner le rassemblement, vous devez les encourager à répondre en disant « Ne manque pas cette occasion, s'il te plaît. J'espère que tu recevras le Seigneur. » Nous devons les pousser un peu quand nous voyons qu'ils sont touchés mais qu'ils hésitent. Comme Satan est en train de faire tout son possible pour les retenir, nous avons tort d'être intimidé à ne pas les pousser. Satan travaille dans le coeur des hommes pour les empêcher de recevoir le Seigneur, tandis que nous essayons de les pousser à croire de tout leur coeur. Dans les réunions d'évangélisation, nous devons aider nos amis à recevoir le salut. Quand le frère sur le podium invite les gens à recevoir le Seigneur, nous devons observer minutieusement la réaction de nos amis. S'il est évident qu'ils ont été touché, nous devons faire notre part en leur disant « Tu dois croire et recevoir le Seigneur maintenant. Si tu ne le reçois pas, tu en souffriras pour l'éternité. » Notre ton doit être sérieux et sobre. Cela aura un effet sur eux.

S'il vous plaît, souvenez vous de ce principe : Lorsque vous essayez de sauver des gens, ne cherchez pas à savoir s'ils seront sauvés ou non. Ne cherchez pas à savoir s'ils sont prédestinés par Dieu ou non. Notre coeur et nos pensées doivent avoir pour but qu'ils reçoivent le salut. Nous devons les amener au Seigneur et ne pas les laisser tant qu'ils ne sont pas sauvés.

E. Les aider à écrire leur nom

Après la réunion, aidez les à écrire leur nom s'il est nécessaire qu'ils laissent leur nom. Aidez les à écrire s'ils ne savent pas écrire. Si certains demandent pourquoi ils doivent laisser leur nom, dites leur « Nous voulons ton nom pour pouvoir te rendre visite » Ecrivez leur adresse lisiblement. Ecrivez la ville, la rue et le numéro de leur maison afin que d'autres puissent les retrouver s'ils veulent leur rendre visite.

F. Les amener à prier

Vous les avez aider jusque là. Mais votre travail n'est pas encore terminé. Vous devez encore les amener à prier avec vous. Si vous ne pouvez pas le faire par vous-même, demandez à d'autres frères et soeurs de vous aider à prier avec eux. Ne soyez jamais négligeant. Travaillez les jusqu'à ce que vous soyez en paix quant à leur retour chez eux.

G. Visiter les en compagnie d'autres frères et soeurs
jusqu'à ce qu'ils soient sauvés

Après que vous amis soient rentrés chez eux, vous devez aller les visiter. La première fois que vous allez leur rendre visite, vous devez emmener un ou deux frère ou une ou deux soeurs avec vous. C'est de votre responsabilité. Quand l'église a organisé un moment pour les visites, vous devez accompagner les frères et les soeurs chez vos amis et leur parler. Pour certaines personnes, il n'est pas suffisant d'entendre l'évangile une seule fois. Vous devez les inviter une deuxième et une troisième fois jusqu'à ce qu'ils soient finalement sauvés.

Puisse le Seigneur nous aider à prendre le chemin de la restauration. Nous devons considérer les réunions d'évangélisation comme des réunions très importantes. Dans ces réunions, tous les frères et les soeurs ont quelque chose à faire. Chaque personne est vivante ; personne n'est fainéant. Chacun est actif. Une fois qu'une telle atmosphère est construite, l'église va connaître un grand tournant, et les réunions d'évangélisation deviendront une réunion de travail pour toute l'église.

Si le nombre de personnes formant l'église locale est trop faible et que l'organisation des réunions est assez simple, vous n'avez pas à suivre tous les détails mentionnés ci-dessus. Mais le principe est que chaque frère et chaque soeur donne une grande importance aux réunions d'évangélisation. Chacun est responsable, et chacun participe activement à l'avancement de l'évangile et à amener les gens au salut de manière unanime.

II. LA RÉUNION DE LA FRACTION DU PAIN

Dans 1 Corinthiens 10 et 11, la Bible aborde deux points concernant la réunion de la fraction du pain. Quand Paul parle du pain au verset 11:24, il fait référence au corps physique du Seigneur, en disant « Ayant rendu grâce, Il le rompit et dit, Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites cela en mémoire de moi. » Le corps de Christ a été donné pour nous. A travers cet acte, nos pêchés ont été pardonnés et nous avons reçu la vie. La pensée de base de ce verset est de se souvenir du Seigneur. Un Corinthiens 10:17 apportent un autre point de vue disant, « Voyant qu'il n'y a qu'un pain, nous qui sommes plusieurs sont un corps ; car nous sommes tous une part de ce pain » Le pain dans le chapitre 11 représente le corps physique de Christ, tandis que le pain au chapitre 10 représente ce que nous sommes. En d'autres termes, le chapitre 11 met en avant la commémoration du Seigneur, tandis que le chapitre 10 met en avant la communion parmi les enfants de Dieu.

Ainsi, nous voyons deux aspects importants de la réunion de la fraction du pain. L'un s'élève vers le ciel ; nous nous souvenons du Seigneur. L'autre est centré sur le pain qui est sur la table, qui nous représente, nous, les enfants de Dieu, ayant communion les uns avec les autres. Chacun de nous participant à ce pain. Nous sommes tous une part de cet unique pain. Vous avez reçu le Seigneur et moi aussi. Cela nous donne le droit à la même communion dans le Seigneur. Ainsi, la fraction du pain représente notre venue vers le Seigneur pour communier avec Lui, autant que notre rassemblement pour communier avec les enfants de Dieu.

Chaque réunion de la fraction du pain devrait avoir deux parties, parce qu'il y a deux parties dans notre salut. Dans la première partie de notre salut, nous découvrons que nous étions pécheurs, destinés au jugement et à la mort. Mais le Seigneur a eu pitité de nous. Il est venu sur la terre et il est mort pour nous. Le Seigneur nous a sauvé et Il a versé son sang pour nous pardonner. Nos péchés ont été pardonné une fois que nous avons accepté le sang du Seigneur Jésus. C'est la première partie de notre salut. Mais le salut ne s'arrête pas là. Après que nous soyons sauvés, le Seigneur Jésus devient nôtre et nous Lui appartenons. Il nous amène devant Dieu et fait de son père notre père. Le Saint Esprit en nous nous apprend aussi à crier « Abba, Père ! » (Romains 8:14-16). C'est la deuxième partie du salut. En d'autres termes, la première partie de notre salut a à voir avec le Seigneur, et la deuxième partie a à voir avec le Père. Dans la première partie nous sommes pardonnés. Dans la deuxième partie nous sommes acceptés par Dieu. Quand nous sommes sauvés, nous devenons liés au Seigneur ; c'est la première partie de l'histoire. Dans la seconde partie, nous devenons liés à Dieu. Nous approchons le Seigneur à partir de notre position de pécheur, et à travers lui nous allons au Père. D'abord nous rencontrons le Seigneur, et ensuite nous rencontrons le Père. C'est pourquoi la Bible dit, « Celui qui renie le Fils renie aussi le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23). Le salut est lié au Fils. La salut est aussi lié au Père. Personne ne peut aller au Père si ce n'est par le Fils. D'abord nous devons venir au Seigneur. D'abord nous devons aller à la croix pour recevoir le pardon, pour que le juste puisse prendre la place de l'injuste, avant que nous puissions être amené au Père par le Seigneur. Ainsi, nous n'allons pas au Père pour recevoir le salut. Mais plutôt, nous allons au Fils pour obtenir le salut. Puis nous allons au Père. D'abord nous sommes pardonnés, puis nous sommes acceptés. Nous devons voir cela clairement.

La réunion de la fraction du pain est pour se souvenir du Seigneur. Puisque le salut du Seigneur se divise en deux parties, la réunion de la fraction du pain doit aussi avoir deux parties. Avant la fraction du pain, nous nous souvenons du Fils. Après la fraction du pain, nous tournons notre attention vers le Père. La partie avant la fraction du pain est pour le Seigneur, et la partie après la fraction du pain est pour Dieu.

Quand nous venons au Seigneur, nous découvrons que nous étions pécheurs. Nous étions les fils de la désobéissance, les fils de la colère sous le jugement de Dieu. Nous n'avions pas de moyen de nous sauver nous même. Mais parce que le Seigneur Jésus a répandu son sang pour notre rédemption, nous pouvons venir au Seigneur pour recevoir Sa vie. Quand nous étions pécheurs, nous sommes allés vers le Seigneur. Quand nous avons vu comment nos péchés étaient pardonnés, nous sommes encore allés à Lui. Ainsi, pendant la première partie de la réunion de la fraction du pain, tous nos chants, nos actions de grâce, et nos louanges devraient être dirigés vers le Seigneur.

Quand nous venons vers le Seigneur, nous devrions Lui offrir des actions de grâce et des louanges. Strictement parlant, nous ne devrions rien faire d'autre que d'offrir des actions de grâce et des louanges. Ce serait déplacé que de présenter des requêtes à cette réunion. Nous ne pouvons pas demander au Seigneur de verser son sang pour nous. Cela a déjà été accompli ; il n'est plus nécessaire de le demander. Nous n'avons plus qu'à le louer et à le remercier. Que ce soit par la prière ou par le chant, nous devrions seulement le remercier et le louer. La reconnaissance se porte sur l'oeuvre du Seigneur, tandis que la louange se porte sur le Seigneur lui même. Nous sommes reconnaissants pour ce qu'il a fait et nous le louons pour ce qu'il est. Au commencement, il y a plus de reconnaissance. Mais petit à petit nous passons à la louange. Alors que nous le remercions, nous le louons aussi. Nous voyons a quel point l'oeuvre qu'il a accompli pour nous est merveilleuse, et nous voyons aussi a quel point il est un merveilleux sauveur. Après avoir offert suffisamment d'actions de grâce, nous devrions commencer la louange. Quand notre louange atteint son paroxisme, alors c'est le moment de rompre le pain.

La seconde partie commence après que nous ayons rompu le pain. Le Seigneur ne veut pas que l'on s'arrête après être venu à Lui. Nous devons recevoir le Seigneur, mais cela ne s'arrête pas là. C'est merveilleux que le Père nous aient reçu quand nous avons reçu le Seigneur. Nous devons voir cela clairement. A travers l'évangile, nous recevons le Seigneur et non pas le Père. La Bible ne dit pas que nous devrions recevoir le Père. Elle dit toujours que nous devrions recevoir le Fils. Cependant, nous sommes reçu par le Père. Parce que nous recevons le Fils, le Père nous considère acceptable. Recevoir le Fils est la première partie du salut. Quand le Père nous reçoit, le salut est entier. Le fils est celui que nous recevons ; c'est la première moitié. Dieu est celui qui nous reçoit ; cela accomplit la deuxième moitié. Ainsi, après avoir rompu le pain, nous allons vers le Père. Nous avons reçu et rencontré le Seigneur. Maintenant, Il nous mène jusqu'au Père. C'est la deuxième partie de la réunion de la fraction du pain. Nous devons aller à Dieu et le louer dans cette partie de la réunion.

Le Psaume 22 a deux parties. La première partie va du verset 1 au verset 21. Cette section dit comment le Seigneur a porté notre honte, comment Il a souffert la douleur, et comment Il a été abandonné du Père. Cette partie fait référence à la mort du Seigneur pour nous sur la croix. La deuxième partie commence au verset 22 et continue jusqu'à la fin. Cette section parle du Seigneur menant ses nombreux « frères » dans leur louange à Dieu au milieu de l'assemblée. En d'autres termes, la première partie est notre commémoration du Seigneur, et la deuxième partie est notre conduite par le Seigneur vers le Père pour Le louer.

Le jour où le Seigneur Jésus est ressuscité, Il a dit à Marie, « Je monte vers mon Père et votre Père, et mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20:17). Quelques chapitres auparavant dans l'Evangile de Jean, le Seigneur Jésus adressait le Père en tant que « Mon Père » ou juste « Père. » Mais ici Il dit, « Mon Père et votre Père. » Quand nous recevons la mort et la résurrection du Seigneur en nous, son Père devient notre Père. Les trois paraboles dans Luc 15 nous montre que le bon Berger, puis le Père plein d'amour. Le bon Berger vient à notre recherche, tandis que le Père plein d'amour nous attend à la maison. Le bon Berger quitte sa maison pour chercher la brebis perdue, mais le père plein d'amour nous accueille à notre retour. Nous avons rencontré le bon Berger. Maintenant nous allons à la rencontre du Père. Ainsi, dans la deuxième partie de la réunion, tous les chants et toutes les prières devraient être dirigés vers le Père. Nous rencontrons le Fils dans la première partie de la réunion de la fraction du pain. Pendant la deuxième partie, le Seigneur nous mène au Père. Le Saint Esprit est celui qui dirige la réunion, et il nous conduit toujours ainsi pendant cette réunion. La conduite du Saint Esprit n'ira jamais contre le principe du salut.. Nous devons apprendre à suivre la direction du Saint Esprit. Si nous lui donnons la liberté, Il nous guidera d'une telle façon.

Hébreux 2 nous montre que le Seigneur Jésus mène de nombreux fils à la gloire. Quand le Seigneur Jésus était sur la terre, Il était le fils unique de Dieu ; il était le seul. Mais il est mort et ressuscité. Maintenant nous l'avons reçu et nous sommes devenus les fils de Dieu. Le Seigneur Jésus est le Fils premier né, et nous sommes ses fils . Le verset 12 dit, « Au milieu de l'assemblée, je Te chanterai des louanges » La réunion dont il est question dans Hébreux 2 est la réunion du Fils premier né avec tous ses frères chantant des louanges au Père. La deuxième partie de la réunion de la fraction du pain est précisément cette réunion du Fils premier né avec tous ses frères. Nous devons apprendre à élever notre esprit au maximum dans cette partie de la réunion. La deuxième partie de la réunion de la fraction du pain est le meilleur moment pour nous ici sur terre pour chanter des louanges au Père. Nous devons apprendre à élever nos esprits au plus haut pour cette partie de la réunion.

Dieu est élevé sur le trône « par les louanges d'Israël » (Psaume 22:3). Plus l'église de Dieu le loue, plus cela touche le trône. Plus une personne loue, plus elle connaît le trône. Lisons ensemble un couplet d'un chant :

Père, A toi nous élevons un joyeux chant
En compagnie de tous les tiens ;
Et dans ta présence résonne la louange
vers toi seulement ;
Ramené à toi, ramené chez toi - Oh merveilleuse grâce,
Qui nous donne maintenant avec Ton Fils notre place. (Hymne, #52)

C'est un très beau chant. Il parle des sentiments du Fils lorsqu'il mène les autres fils à la louange du Père. C'est difficile de trouver un autre chant comme celui là.

La réunion qui est mentionnée dans Hébreux 2 est la meilleure des réunions. Aujourd'hui, nous en apprenons quelques aspects. Un jour, quand nous serons au ciel, nous trouverons l'émerveillement et la satisfaction. Mais avant que nous entrions dans la gloire, nous devons expérimenté la conduite des fils par le Fils premier né à la louange du Père et l'expérience de la louange du Père au milieu de l'assemblée. C'est le point culminant qu'une réunion d'église puisse atteindre. C'est quelque chose de glorieux.

III. LA RÉUNION DE PRIÈRE

La réunion d'évangélisation et la réunion de la fraction du pain sont des réunions importantes. La réunion de prière est aussi une réunion importante. Chaque type de réunion a ses propres caractéristiques et sa place. La réunion de prière peut être considérée à la fois comme une réunion facile et comme une réunion très difficile. Les nouveaux convertis doivent apprendre quelques leçons en ce qui la concerne.

A. Prier à l'unisson

La condition de base pour que les frères et soeurs puissent prier ensemble est d'être en unité. Dans Matthieu 18, le Seigneur nous demande d'être en harmonie, c'est à dire d'être en accord les uns avec les autres. La prière dans Actes 1 est aussi une prière qui s'est faite d'un commun accord. Ainsi, la première condition pour mener une réunion de prière est d'être en unité. Personne ne devrait venir à une réunion de prière avec un opinion différent. Si nous voulons avoir une réunion de prière, nous devons demander les choses d'un commun accord.

« Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 18:19). C'est une parole très ferme. En Grec, le mot accord fait référence à la musique. Considérez trois personnes – l'une jouant du piano, une autre de l'accordéon, et la troisième de la flûte. Quand ils jouent ensemble, et que l'une d'entre elles ne s'est pas accordée, la musique sera très désagréable. Le Seigneur veut veut que nous prions tous en harmonie, et non pas sur des tons différents. Si nous sommes en unité, alors quoique nous demandions, Dieu l'accomplira. Tout ce que nous lierons sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que nous délierons sur la terre sera délié dans les cieux. La condition de base est d'être en unité. Nous devons apprendre à être en unité devant Dieu. Nous ne devons pas prier de manière capricieuse comme lorsque chacun tient à son ou sa propre idée.

B. Etre spécifique

Comment nos prières peuvent elles être à l'unisson ? Peut-être que le plus gros problème de nos réunions de prière est de traiter un trop grand nombre de sujet. Dès qu'il y a un trop grand nombre de sujet dans la réunion de prière, il est impossible de trouver l'harmonie. Certaines réunions de prière ont tellement de sujets que la réunion devient un vrai fourre tout, un bazar. Nous ne trouvons pas de telles réunions dans la Bible. Dans la Bible, nous voyons des hommes qui prient pour des question spécifiques. Quand Pierre était en prison, l'église pria pour lui avec ferveur (Actes 12:5). Ils n'ont pas priés pour plusieurs choses, mais pour une seule requête spécifique. Quand le sujet est spécifique, il est facile de prier en harmonie.

Il est préférable de ne prier que pour une seule chose par réunion de prière. Nous pouvons prier de manière spécifique pour un frère ou pour une soeur, ou nous pouvons prier de manière spécifique pour la fin d'une épidémie parmi les frères et les soeurs. Dans ces cas, il est préférable de ne prier que par rapport à la maladie d'un frère, ou que par rapport à la maladie d'une soeur, ou alors de prier par rapport à la maladie parmi les frères et les soeurs. Nous ne devrions pas ajouter de sujet en plus de celui de la maladie. A d'autres moments, nous pouvons prier spécifiquement pour les frères et les soeurs qui ont des besoins, ou nous pouvons prier spécifiquement pour les frères et les soeurs qui sont spirituellement faibles. S'il n'y a qu'un seul sujet, il est plus facile d'être en unité.

S'il y a encore du temps après avoir prié de manière approfondie pour un sujet, nous pouvons aborder un autre sujet de prière. Mais nous ne devrions jamais mentionner plus d'un sujet au début de la prière. Nos pensées sont confuses si il y a un trop grand nombre de sujet. Les frères responsables de la réunion ne doivent mentionner qu'un seul sujet à la fois. Si le temps le permet par la suite, ils peuvent mentionner d'autres sujets. Nous ne devrions prier que pour une seule chose à la fois. Le plus grand besoin de la réunion de prière est d'avoir un sujet clair.

Suivant les passages de Actes 1 et Actes 2, ce qui s'est passé à la Pentecôte a été possible par la puissance de la prière. S'il vous plaît, souvenez-vous que la croix était le travail du Fils de Dieu, tandis que la Pentecôte était le travail des enfants de Dieu. Comment un travail d'une telle ampleur a pu se réaliser ? Il est venu par la prière à l'unisson. Apprenons à concentrer nos prières sur des sujets spécifiques, et non sur une diversité de sujets.

Si nous voulons être spécifique, chaque personne qui participe à la réunion de prière doit venir en ayant fait un minimum de préparatifs. Nous devrions faire de notre mieux pour informer les frères et soeurs en avance des sujets de prière. Donnez leur d'abord la possibilité de recevoir le fardeau pour ces sujets avant de vous rassemblez pour prier. D'abord nous devons avoir une conviction et développer un intérêt pour le sujet. Puis nous nous assemblons pour prier.

C. Etre authentique

Une autre condition de base est d'être authentique dans notre prière. J'ai peur qu'un grand nombre de nos paroles pendant la réunion de prière sont dites en vain. De nombreuses personnes portent leur attention à dire de belles phrases et ne se préoccupent pas de savoir si Dieu les écoute. Cela leur semble avoir peu de conséquence que Dieu n'écoute pas leurs prières. De telles prières lors des réunions de prière sont souvent artificielles et vaines.

La prière authentique est le résultat d'un désir qui vient du coeur. C'est une chose qui sort directement de notre être intérieur. La prière authentique n'est pas composée de mots beaux et insolents. Seul des mots authentiques qui viennent des parties les plus profondes du coeur peuvent être considérés comme une prière authentique. Le but de notre prière devrait être de recevoir une réponse de la part de Dieu plutôt que de plaire aux frères et aux soeurs.

Si nous ne sommes pas authentiques dans nos prières, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que l'église soit solide. Pour que l'église soit solide, toutes les prières doivent être authentiques ; aucune prière ne doit être artificielle. Si nous ne sommes pas authentiques, nous ne pouvons pas nous attendre à recevoir quoique ce soit de Dieu.

La prière n'est pas un sermon ; ce n'est pas un discours. Prier, c'est demander quelque chose au Seigneur. Nous n'avons pas besoin de prononcer un grand nombre de parole devant Dieu lors de la réunion de prière, comme si Dieu ne savait rien et avait besoin d'être informé de tous les détails. Nous n'avons pas besoin de faire un rapport ni de lui prêcher un message. Nous prions parce que nous avons un besoin et parce que nous sommes faibles. Nous voulons recevoir un soutien et une puissance spirituel à travers la prière. La part d'authenticité de notre prière dépend du la part que nous ressentons de notre besoin. Si nous ne ressentons aucun besoin, nos prières seront des prières vaines.

Une raison de base qui fait que les prières sont vaines est le fait d'être trop conscient des autres personnes dans la réunion de prière. Aussitôt que nous prêtons attention aux autres, notre prière est facilement envahie de vaines paroles. D'un côté, notre prière lors de la réunion de prière est offerte pour le compte de toute l'assemblée. D'un autre côté, nous devons prier comme si nous étions seul devant Dieu ; nous devons prier à Dieu de manière authentique et en fonction de nos besoins.

Plus notre besoin est pressant, plus notre prière sera authentique. Le Seigneur Jésus donna un jour cette illustration. Un homme avait un visiteur chez lui, mais il manquait de pain. C'est pourquoi il est allé chez son ami pour lui en demander. Le besoin était pressant ; il n'avait plus de pain. Après avoir demandé avec insistance, l'ami a fini par céder et pourvoir à son besoin. Le Seigneur Jésus a alors ajouté, « Car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et à celui qui frappe il lui sera ouvert » (Luc 11:10). Si le besoin est pressant et que nous demandons correctement, cela nous sera donné.

D. Être court

Nos prières doivent être authentiques, et elles doivent être courtes. Presque toutes les prières de la Bible sont courtes. La prière enseignée par le Seigneur dans Matthieu 6 est assez courte. Bien que la prière offerte par le Seigneur dans Jean 17 avant de quitter ce monde est assez longue, elle est tout de même bien plus courte que les prières de certains enfants de Dieu aujourd'hui. La prière de Actes 4 était la prière de toute l'assemblée ; elle était aussi assez courte. La prière de Ephésiens 1 est très importante, pourtant elle est courte. On n'a pas besoin de plus de cinq minutes pour faire cette prière.

De nombreuses lors de la réunion de prière sont vaines et irréalistes parce qu'elles sont trop longues. Peut être que deux ou trois phrases seulement sont authentiques sur l'ensemble de la prière, mais le reste est redondant. Ces deux ou trois phrases sont pour Dieu, mais le reste est à l'attention des frères et des soeurs. Ces prières font durer la réunion. Les nouveaux croyants devraient oublier les longues prières des vétérans. Ils devraient offrir de courtes prières à la place. Ce n'est pas à la portée de n'importe quel frère ou soeur de pouvoir prier de longues prières. Si nous continuons à prier de longues prières, l'église souffrira d'une grande perte.

Un jour, D. L. Moody a réagit avec beaucoup de sagesse face à une soeur qui offrait une très longue prière lors de la réunion. Comme sa prière épuisait la patience de toute la congrégation, Moody s'est levé et a dit, « Pendant que notre soeur continue de prier, chantons l'hymne numéro autant. » Une longue prière coupe les forces de la réunion de prière. Imaginez ce que cela deviendrait si vous priiez cinq minutes de plus que ce que vous devriez et qu'un autre en fasse de même. Quand de plus en plus de personnes prient de longues prières, la réunion n'en fini pas et l'atmosphère est alourdie. Charles Spurgeon a dit un jour que la chose la plus déplacée était de demander à Dieu de pardonner nos faiblesses au milieu d'une longue prière. Mackintosh l'a aussi bien formulé quand il a dit, « N'essayez pas de torturer les enfants de Dieu avec vos prières. » Il y a de nombreuses personnes qui battent les autres, non pas avec un fouet, mais avec de longues prières. Plus on prie, plus les autres sont inconfortables. Nous devons apprendre à offrir des prières courtes et authentiques à chaque fois que nous nous rassemblons.

E. Ne pas offrir des prières qui vont
au delà de nos prières personnelles

Un autre principe à respecter dans les réunions de prière est de ne pas offrir de prière qui vont au delà de nos prières personnelles. C'est un bon principe. La manière de prier lors d'une réunion devrait être gérée de la même manière que lorsque vous priez chez vous par vous-même ? Bien sur, la prière au sein de l'assemblée est un peu différente ; elle ne devrait pas être exactement identique à votre prière personnelle. Mais en principe, ne permettez pas que vos prières publiques dépassent vos prières privées. La manière de prier lors d'une réunion devrait être pratiquement identique à la manière dont vous priez lors de vos prières personnelles. Ne priez pas d'une façon dans vos prières personnelles et d'une autre façon dans les prières de la réunion. En vérité, il est difficile de formuler des prières personnelles de manière artificielle, mais de nombreuses prières lors d'une réunion dont artificielles. Si vous allez à une réunion de prière et que vous utilisez constamment des mots que vous n'utilisez pas dans vos prières personnelles, vos prières sont condamnées à être artificielles.

En ce qui concerne l'accomplissement des prières, les prières offertes dans le cadre de réunions sont toujours plus efficaces que les prières faites en privé. Dieu répond aux prières de l'église avec plus de ferveur qu'il ne répond aux prières personnelles. Mais aujourd'hui, nous recevons plus de réponses à nos prières personnelles que nous recevons de réponses aux prières de l'assemblée parce qu'il y a un trop grand nombre de prières fausses et vaines dans nos réunions. Mais normalement, il devrait y avoir plus de réponses pour nos prières collectives que de réponses pour nos prières individuelles ; il devrait non seulement y en avoir plus mais il devrait en y avoir beaucoup plus. Si les enfants de Dieu se rassemblent, et que chacun prie de manière simple, spécifique authentique et harmonieuse, alors il y aura plus de réponses à nos prières.

IV. LA RÉUNION POUR L'EXERCISE DES DONS

Les dons trouvés dans chaque église locale sont différents. Dieu donne à certaines localités le don de prophétie, celui des paroles de révélation et de l'enseignement. Parfois il ajoute le parler en langues et l'interprétation des langues. Dans certaines localités, Dieu donne seulement le don d'enseignement mais il ne donne pas de dons miraculeux. Dans d'autres localités, Il donne à la fois des dons miraculeux et le don d'enseignement de la parole. Nous ne pouvons pas imposer à Dieu ce que Il devrait faire dans l'église. Cependant, le principe de la réunion est toujours le même – Dieu veut que tous ses enfants exercent leurs dons lors de la réunion. Nous ne pouvons pas fonctionner suivant ce que nous ne possédons pas ; nous pouvons seulement fonctionner suivant les dons que nous possédons. C'est pour cette raison qu'un localité ne peut forcer la mise en place d'une réunion pour l'exercice des dons ; elle ne peut en aucune façon imiter les autres églises. Elle ne peut fonctionner que sur la base des dons que les frères de cette localité possèdent. C'est ce genre de réunion dont parle 1 Corinthiens 14. Nous devrions suivre les Écritures pour l'organisation de ce genre de réunion pour la pratique des dons. Les soeurs ne devraient pas ouvrir la bouche (v.34), et les frères devraient se restreindre (vv. 32-33). Si certains prophétisent, qu'ils ne soient que deux ou trois. Certains peuvent poser des question et chercher l'édification mutuelle et chercher l'éclairage du Seigneur. Dans de telles réunions, il ne devrait pas y avoir de parler en langues à moins qu'il n'y en ait l'interprétation. Les langues sont pour l'édification des individus devant Dieu. Le parler en langues associé à l'interprétation des langues équivaut à prophétiser. S'il n'y a que le parler en langues sans son interprétation, la pensée sera stérile et l'église ne sera pas édifiée. C'est pour cela que Paul a dit, « S'il n'y a pas d'interprète, il doit rester silencieux au sein de l'assemblée » (V.28). Il n'a pas interdit le parler en langues, mais il a interdit tout parlé en langues qui sera sans interprétation. Pour résumé de façon simple, dans ce genre de réunion, que ce soit un psaume, un enseignement, une révélation, une langue ou une interprétation, que tout soit fait pour l'édification.

Nous devons porter une attention toute particulière devant Dieu à rappeler à tous les frères qui ont des dons et qui servent dans le ministère de la parole de ne pas devenir passif dans cette réunion. Les frères qui ont un don dans le ministère de la parole deviennent souvent spectateurs de ces réunions. Ils deviennent passifs et laissent les autres parler. C'est un tort. Tous n'ont pas droit à la parole dans ce genre de réunion. Seulement ceux qui en ont le don peuvent parler. Nous désapprouvons qu'il n'y ait qu'un seul homme qui parle, mais nous désapprouvons aussi que n'importe qui parle. Il n'est pas bon de ne laisser qu'un homme parler. Il n'est pas bon non plus de laisser n'importe qui parler. Seul la prise de la parole par ceux qui en ont le don permettra le ressourcement des frères et des soeurs ; tout le monde ne peut pas faire la même chose. Seul ceux qui ont la parole peuvent parler. Ceux qui ne l'ont pas devraient rester silencieux. Malheureusement, les frères ayant des dons et le ministère ont souvent une attitude inadaptée vis à vis de ces réunions. Ils pensent que tous les frères et soeurs peuvent ouvrir la bouche dans cette réunion, et qu'ils peuvent ne rien faire. En vérité, cette réunion est pour les frères qui ont des dons et qui ont le ministère afin qu'ils se lèvent et parlent. Comment pouvons nous avoir une bonne réunion si ceux qui sont être des bouches ne parlent pas, espérant qu'à la place les mains et les jambes et les oreilles vont se mettre à parler ? Dans une telle réunion, tous les frères qui ont ce don devraient porter la responsabilité de chercher auprès du Seigneur ce qu'il devrait dire. une fois qu'ils ont cette parole, ils devraient parler.

De telles réunions posent quelques difficultés aux nouveaux convertis ; ils ne savent pas s'ils ont un don ou pas. Ils n'ont que peu d'expérience avec le ministère de la parole. Ils viennent seulement de croire au Seigneur, et ils ne peuvent vraiment faire que peu de chose. Comment peuvent-ils participer à cette réunion ? J'espère que les frères plus matures ne fermeront pas la bouche des plus jeunes. Nous devons leur donner l'opportunité de parler. Nous devons leur dire, « Nous ne savons pas si tu as un don ou pas. Nous ne savons pas si Dieu t'a donné le ministère de la parole. C'est pourquoi, pour commencer, s'il te plaît soit simple tandis que tu apprends à parler. » Vous devez leur donner l'opportunité, mais vous ne devez pas leur donner trop d'opportunités. Vous allez enterrer leur talent si vous ne leur donnez pas l'opportunité. Mais si vous leur donnez trop souvent l'opportunité, ils vont ruiner la réunion. Laissez les ouvrir la bouche, mais dites leur d'être bref et simple. S'ils montrent qu'ils ont un don, vous pouvez leur dire, « Tu pourras parler plus longtemps la prochaine fois. » Mais à d'autres vous aurez besoin de leur dire, « Tu as parlé trop longtemps. S'il te plaît, soit plus bref la prochaine fois. » Vous devez encourager ceux qui ont des dons à les exercer et restreindre ceux qui n'en ont pas. De cette manière, la réunion sera édifiante sans avoir à fermer la bouche d'aucun frère. Les nouveaux croyants doivent apprendre à être humble. Ils doivent apprendre à ouvrir la bouche quand ils y sont encouragés et apprendre à se taire quand on leur demande de s'arrêter. Ils doivent suivre les indications des frères les plus matures.

Les frères responsables de l'église doivent non seulement perfectionner les frères les plus avancés mais aussi chercher constamment l'expression de nouveaux dons. Comment découvrir un nouveau don ? Les dons se manifestent dans la réunion à travers l'exercice des dons. Dans cette réunion, gardez les yeux sur ceux qui porte la marque de l'action du Seigneur en eux. Vous devez apprendre à discerner la condition de ces personnes. Encouragez les si elles doivent être encouragées, et restreignez les si elles doivent être restreintes. En conséquence, les nouveaux convertis seront non seulement aidés mais aussi aptes à aider les autres dans une telle réunion. Vous allez ainsi permettre à la réunion de suivre le bon chemin.

V. LA RÉUNION DE LA PRÉDICATION
DE LA PAROLE

Le cinquième type de réunion n'est pas être pas aussi crucial que les autres types, mais il est tout autant utilisé par Dieu pour la diffusion de la parole auprès des saints. Si un apôtre passe par chez nous ou si nous avons des apôtres, des enseignants, des prophètes ou des ministres de la parole qui résident en permanence parmi nous, nous devons avoir une réunion pour la diffusion de la parole. Nous ne voulons pas dire que ce genre de réunion n'est pas important. Nous disons simplement que ce genre de réunion est le plus simple de tous les types. Une réunion où les gens viennent pour écouter la parole est le genre le plus simple de réunion, mais comme pour les autres réunions, il y a beaucoup à apprendre. Ne soyez pas en retard à la réunion, obligeant les autres à vous attendre. Suivez les indications des organisateurs et asseyez vous là où on vous l'indique ; ne choisissez pas votre siège. Si vous avez un quelconque handicap physique pour écouter ou pour voir, expliquez le auprès des organisateurs afin qu'ils puissent choisir un siège qui vous convienne. Amenez votre Bible personnelle et votre recueil de chant.

D'un point de vu spirituel, votre coeur doit être ouvert lorsque vous participez à ce genre de réunion. Ceux qui ont des préjugés n'ont pas besoin de venir à ces réunions, parce que la parole leur sera inutile. Si un homme ferme son coeur à Dieu, il ne peut pas s'attendre à recevoir aucune grâce. Tout auditeur de la parole doit gérer cette question avec soin. La moitié de la responsabilité du message repose sur les épaules du prédicateur, et l'autre moitié repose sur les épaules des auditeurs. Il est impossible au prédicateur d'essayer de faire passer un message à des coeurs fermés ou à des personnes qui ont volontairement rejeté le message.

L'esprit, aussi bien que le coeur, doivent être ouverts. Il est important que l'esprit soit ouvert lors de ce genre de réunion. Quand un authentique ministre de la parole parle, son esprit est ouvert. Mais s'il touche d'autres esprits ouverts lors de la réunion, son esprit sera fortifié quand il se déversera sur l'assemblée. Si l'esprit de la réunion est étouffé, indifférent ou fermé, l'esprit du prédicateur sera comme la colombe hors de l'arche, volant autour de l'arche seulement pour y revenir un peu plus tard. L'esprit de la réunion a besoin d'être ouvert, et l'esprit du ministre a besoin de se déverser. Plus l'esprit de la réunion est ouvert, plus l'esprit du prophète se déverse. Si l'esprit de l'audience n'est pas ouvert, l'esprit du prophète ne peut pas se déverser. Nous avons besoin d'apprendre à être flexible et à ouvrir notre esprit. Laissons le Saint Esprit se déverser. Nous ne devrions pas nous entourer d'opinions froids et têtus. Nous devons être une aide pour la réunion et non pas un frein à l'esprit de la réunion. Nos esprits doivent attirer l'esprit du prédicateur au lieu de le frustrer. Si chaque frère et soeur apprenaient cette leçon, nos réunions deviendraient de plus en plus édifiantes.

Ce sont là les modèles bibliques des différents types de réunion. Nous devons apprendre comment nous comporter dans chacun de ces cinq types de réunion. Nous ne devons pas être négligents. Que Dieu ait pitié de nous.